Egypte Siwa

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Egypte, Siwa, la plus grande oasis du Sahara
Alexandre ; 331 BC
Francis T ; 2016 AD

Arrivée à l’aéroport du Caire avec le paramoteur …

Dimanche 7 fév
Cairo + 500 km, sortie de Marsa Matrouh, Contrôle ; « c’est quoi tout ça dans le coffre ? » …
Barrages successifs, « Ouvrez le coffre » Le pot d’échappement et l’hélice sont attentivement scrutés à chaque fois …

Cairo + 800 km, arrivée à Siwa
Hôtel Safari Gardens ; « Welcome, vous êtes les premiers touristes occidentaux depuis un an. Ici, les militaires sont partout ! La Libye n’est qu’à 50 km »
J’active le contact local que l’on m’a recommandé et qui se targuait d’obtenir aisément une autorisation de vol. Il s’avèrera n’être qu’un baratineur.

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Lundi 8 fév
Karim du Safari Gardens, dont le père fut l’initiateur du rallye des Pharaons, m’étonne par ses contacts avec les autorités.
A 20h, nous sommes reçus par le chef de la police et son adjoint aux renseignements. Ils sont intéressés et positifs dans leurs questions réponses.

Mardi 9 fév
Jamais, je n’avais pris tant de précautions pour que le matériel puisse arriver jusqu’ici sans trop éveiller la curiosité, je remonte patiemment toutes les pièces et … miracle, le moteur démarre !

Le sésame de la police m’est octroyé le soir, Karim prépare un plan de vol très précis avec carte à l’appui pour baliser le parcours. Il faut maintenant faire le lien avec les militaires …

Mercredi 10 fév
Depuis des jours, je n’ai jamais vu une telle météo, conditions extraordinaires avec grand soleil et aucun vent, du matin au soir.

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L’autorisation de vol m’est refusée par les militaires… Je ne découvrirai pas Siwa des Airs …
Dois-je me contenter de faire du tapis volant sur les dunes pour échapper à toute vigilance ?

Jeudi 11 fév
Matin 6h30, le soleil n’est pas encore levé, nous prenons la voiture… pneu crevé … adversité …
Karim s’est désengagé de sa promesse de nous emmener loin dans la grande mer de sable, par crainte des autorités militaires?
L’aventure continue !

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Vendredi 12 fév
Après une dernière exploration du lac le plus occidental, à 30 km de la frontière, nous prenons la route du retour.

Barrages militaires successifs « Ouvrez le coffre »
La côte méditerranéenne n’est plus qu’à 100 km…

4ème barrage de contrôle. « Ouvrez le coffre »
Fouille des sacs, le soldat sort une bouteille … de Pastis qu’il montre triomphalement à ses 2 collègues comme s’il avait trouvé l’objet compromettant.
Avant qu’ils ne la boivent car celle-ci est au trois quart pleine, je sors calmement du véhicule.
« Comment, de l’alcool ? Mais non les gars, vous n’y êtes pas du tout. Du 51°? C’est un additif à l’essence, vous voyez le bidon là, vous voyez le moteur du paramoteur ? A raison de quelques %, c’est l’indispensable pour que la machine fonctionne ! Et oui, débrouillez-vous avec la police de Siwa qui m’a donné son accord…
C’est pas du Whisky les gars ! Pourquoi reviendrais- je avec une bouteille pleine ? De toute manière, c’est ‘haram’, non ? »
Notons qu’entre l’arabe et l’anglais, nous n’avons pas trois mots en commun pour communiquer …
Je les laisse perplexes et remonte dans la voiture, je les vois refermer les sacs et y placer la bouteille !

Quelques 10 heures plus tard, au Caire, nous buvons l’apéro bien mérité !

Conclusion : Paramoteur ou Pastaga, faut choisir !