ROUGE DESERT

RD-320

Les idées fausses sur le désert sont légion. Dans l’esprit de beaucoup, il ne rime qu’avec uniformité, néant, mirage, monotonie, … Et pourtant, le désert est vie, le désert est vibration, le désert est mouvement, la couleur en étant le principal agent.

Au gré de mes voyages, j’ai découvert les nomades du sel et les processions chamelières qui perdurent encore de la Mauritanie jusqu’en Ethiopie, en passant par le Niger et le Tchad, j’ai exploré les villages des bouts du bout du monde, dans ces déserts si arides que la vie reste suspendue à un fil, je me suis nourri de ces émotions, je me suis nourri de ma photographie au voyage des extrêmes.

Des peintures rupestres créées par les ‘Gens de l’aube’ aux grès multicolores des temples de Pétra ; des étoffes de couleurs vives drapant les princesses maures aux turbans écarlates fièrement portés par les nomades du Rajasthan ; des sables ocres du Namib aux paysages ruiniformes des massifs sahariens ; des monolithes australiens aux canyons incandescents de l’Ouest américain, le désert s’offre à nous en une riche palette où, sublime, règne le rouge.

Le livre ROUGE DESERT fut publié aux éditions VILO en Français ;   160 pages / 29×32 cm

Voir d’autres images


Revue de presse

Photo Sapiens
Francis Tack photographie les déserts du monde en mettant l’ accent sur les couleurs chaudes, orangées ou rougies des sables et des rochers. D’ où le titre Rouge désert pour ce beau livre de 160 pages sur les paysages d’ un monde minéral fantasmagorique. Également, son travail sur l’ espace et la couleur s’ enrichit de prises de vue sur les gens du pays où le rouge vient s’ inscrire cette fois sur les
vêtements, les étoffes. Photographies grandioses prises à la chambre grand format et d’ autres plus proches des gens réalisées en plus petit format. Il est dommage d’ ailleurs que l’ auteur n’ aborde jamais le côté technique de ses photographies, le livre proclamant un parti-pris de description des lieux et des hommes seulement.
La beauté de ces terres désertiques et celle des architectures de terre et de pierre est absolument fascinante. Elle s’ impose d’ abord au spectateur qui peut-être aura tendance à passer outre le travail du photographe. Le quel travail recèle quelques trésors graphiques et s’ appuie sur un regard de coloriste à travers toutes ces lumières rasantes où le bleu assombri du ciel fait ressortir la flamboyance des
matières.
Paysages variés également puisque photographiés sur différents continents comme l’ Afrique, le Moyen-Orient, les États-Unis, l’ Inde et l’ Australie. Travail de photographe, de géographe, de géologue. Les commentaires en regard de chaque photographie nous conviant à nous informer des sujets.
Par ailleurs, pour ma part, mon regard s’ est posé avec délectation sur les deux premières images du livre (compositions abstraites presque et dignes d’ une création de land-art !) et certaines autres portraiturant les gens du désert drapés dans leurs costumes aux couleurs profondes (femme maure enveloppée de jaune puissant, femmes du Soudan vêtues de rouge écarlate, femmes voilées blanches de l’ Atlas marocain, homme bleu mauritanien noyé dans l’ architecture des sables, nomade rajpoute de l’ Inde enrubanné de rouge grenat).
La terre, la pierre et l’ humain se confondant sur la partition des tons les plus chauds et les plus chatoyants. Ce monde si éloigné du nôtre est baigné par la lumière la plus vive, la plus éclatante et la plus contrastée du soleil levant ou couchant qui sculpte ces espaces de légende, paysages originels témoins des plus anciennes civilisations. Jean Paul Houdry

Réponse Photo
De bien beaux déserts …
Fan de Velvia et de Cibachrome, ce livre est pour vous.
En effet, Francis Tack est autant un grand coloriste qu’ un grand paysagiste et ses photos de désert sont un vrai régal graphique. Il réussit à monter la diversité de ces univers et à inclure quelques très beaux instantanés de reportage. Dans le genre spectaculaire et saturé, on a là sans doute le plus beau livre de la fin d’ année. JCB